Voulez-vous connaître l’histoire de ce tableau, d’où m’est venue l’inspiration, quelles sont ses caractéristiques, ses dimensions ? Pourquoi ces fougères en arrière-plan, ces lunettes, cet aspect à la fois puissant et décontracté ?
Je vous dis tout !
[Précision : « Tropikal Hipster » est disponible, cliquez ici]
Le dictionnaire « Le Robert » définit ainsi un hipster : « Jeune urbain qui affiche un style vestimentaire et des goûts empreints de second degré, à contre-courant de la culture de masse. »
Ce sont des hommes, plutôt urbains, à l’allure soigneusement décontractée, affichant un style vestimentaire et des goûts empreints de second degré, à contre-courant de la culture de masse.
Ils aiment la mode vintage, les lunettes originales, et arborent une barbe soignée.
Et à la Réunion, nous avons nos hipsters bien entendu, dans une version tropicalisée, c’est-à-dire que vous les verrez rarement portant un pull à col roulé ou un grand manteau !
Mais comment m’est venue l’envie de peindre un hipster ?
Voici l’histoire :
Dans ma bonne ville de Saint-Paul, sur la côte ouest de la Réunion, mon salon de coiffure préféré s’appelle « Mister Hype ».
C’est un endroit très agréable, avec une décoration urbaine recherchée.
Outre la coiffure des cheveux et de la barbe, il propose des prestations de tatouage, de massage et même la vente de snickers de collection.
Inutile de dire que c’est le rendez-vous des hipsters qui viennent s’y faire bichonner barbe et cheveux.
En ce qui me concerne, j’y vais simplement pour me faire « couper les tifs ». J’aime bien cet endroit.
Dernièrement, alors que j’étais confortablement installé et que le coiffeur, Deeva, faisait vrombir sa tondeuse sur ma boîte crânienne, la conversation s’est orientée vers la peinture.
J’expliquais (ou je tentais d’expliquer) quel était mon style, ce que je peignais, et soudain une idée m’est apparue : « Si tu veux, je te fais ton portrait et je t’en fais cadeau« .
Vous pensez bien qu’il a accepté, et que ses collègues ont voulu eux aussi leur petite peinture !
Je les ai pris en photo et quelques jours plus tard je leur offrais ces trois petites oeuvres sur papier :

Julien, bob sur la tête mais calé en physique quantique.

Deeva, une main gantée de noir, une main tatouée…

Kéran, qui m’a demandé de lui peindre une coupe afro qu’il n’a pas encore !
Et quelques jours plus tard, j’ai eu l’idée de peindre un hipster inventé, barbu, tatoué, tropical jusqu’au bout des poils, en format assez grand, 80 X 80 cm, sur une belle toile de lin tendue sur un châssis bois de qualité.
Place à l’improvisation
Dans la plupart de mes tableaux, l’improvisation joue un rôle prépondérant.
Je n’ai aucune idée au départ de ce que va être l’oeuvre terminée.
Je fais des sessions assez courtes (une à deux heures), et j’y reviens le lendemain avec un regard neuf, et une idée, un détail, une couleur me viennent à l’esprit…
Par exemple, vous avez remarqué que l’arrière-plan du tableau est composé de fougères.
Pourquoi ?
Certes, il y a de magnifiques fougères à la Réunion, mais pourquoi les avoir placées là ?
Tout simplement, un matin, j’étais en train de boire un café sous ma varangue (véranda créole) et mon regard s’est arrêté sur une belle fougère en pot.
Et ça a fait tilt.
J’allais utiliser des fougères en arrière-plan du hipster !

Et c’est ainsi que petit à petit, le Hipster Tropikal a pris forme…
La fougère rendait bien : approuvée !
Et petit à petit, les autres détails ont été rajoutés : le relief des tresses dans les cheveux, les tatouages (notez la modification de l’épaule, à droite, entre la petite image ci-dessus et le résultat final).

[Précision : « Tropikal Hipster » est disponible, cliquez ici]

Avez-vous aimé cette présentation ?
Voulez-vous que je vous présente d’autres oeuvres, avec des détails, des anecdotes ?
Exprimez-vous en commentaire !
Merci !
Très sympa de connaitre l’histoire, le cheminement qui mène jusqu’à l’œuvre !